DUPONT
Olivier


Architecte D.P.L.G.

 

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T.P.F.E.
UN HAVRE URBAIN...
... : le port de Vannes.

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HISTORIQUE ...  

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Axes principaux du réseau ferroviaire vers la BretagneLES RESEAUX FERRES

aaa L’arrivée du chemin de fer, en 1862, aggrave d’une certaine façon le négoce vannetais, dans la mesure où celui-ci dépendait du petit cabotage côtier. D’une part les activités traditionnellement associées au port disparaissent : hommes de manutention, avitaillements divers et fournitures matérielles aux navires, caisserie et tonnellerie, sans oublier l’activité d’entrepôt, maritime par essence, puisque, à l’inverse de liaisons épisodiques, le chemin de fer offre une quotidienneté des transports. Mais surtout, Vannes n’est qu’une simple halte sur la ligne Redon-Quimper que construit la Société du Paris-Orléans, sans aucun embranchement qui lui eût donné de meilleures communications avec son arrière-pays. Pire, Auray, distante d’une vingtaine de kilomètres de Vannes, en devenant en 1864 l’embranchement de l’unique transversale nord-sud de la Bretagne avec l’ouverture de la ligne de Saint-Brieuc via Pontivy, déplace vers elle les échanges entre la côte et l’intérieur.

Plan de Vannes en 1898 conservé aux Arch. Municipales. On aperçoit au nord la gare ferroviaire.aaa Déplacement accru lors de l’ouverture en 1882 de la liaison Auray-Quiberon, qui fait perdre à Vannes sa place de tête de ligne maritime pour les échanges avec Belle-Ile, et concentre sur Auray l’expédition des produits maritimes de la pêche et de la conserve. L’installation à Auray d’un dépôt ferroviaire achève le tout. Complément indispensable au réseau de la Compagnie d’Orléans qui ne fait que suivre l’axe traditionnel de circulation est-ouest, le réseau d’intérêt local à voie métrique était de nature à pénétrer une campagne à la circulation très difficile. Lui seul pouvait accroître les échanges en drainant sur Vannes les produits de l’intérieur. Or, si l’initiative de sa construction revient à la municipalité vannetaise en 1884, aucun capital local ne se presse à s’y investir. Le Conseil général vote la décision de principe en 1892 et c’est seulement en 1902 qu’est achevé le premier réseau, les notables se contentant de voter des subventions aux sociétés de construction puis d’exploitation, étrangère au département. Apathie, manque d’intérêt ou d’audace ?, Le résultat est là et, à la fin du XIXème siècle, le négoce vannerais est absolument insignifiant comme le manifeste la présence dans la ville de seulement trois courtiers et deux banquiers. Le XIXème siècle est celui des occasions manquées pour le négoce vannerais.


LE KIOSQUE A MUSIQUE

Promenade de la Rabine 1890

Edmond BASSAC architecte

aaa Dans la France de la deuxième moitié du XIXème siècle, le kiosque à musique s’est vite assimilé au mobilier urbain. Son développement est lié à l’essor des sociétés musicales, fanfares et harmonies, alors que son origine formelle, explique Marie-Claire Mussat dans un récent ouvrage consacré à la Belle Epoque des kiosques à musique, est inspirée des pavillons de jardins exotiques : pavillon chinois ou belvédère turc ( kiosch ).

Photo du Kiosque à musique de la Rabineaaa A Vannes, la création d’un kiosque ” pour musique militaire ” est dans l’air du temps dès 1877, mais ce n’est qu’en 1889, suivant la demande pressante de monsieur le Général de division Colonieu, que le conseil municipal vote à cet effet un crédit de 3000F.

aaa A cette époque, le choix se porte généralement sur les kiosques métalliques bien souvent vendus sur catalogue. La mairie de Vannes devait d’ailleurs recevoir au mois de mars 1888 les plans et les devis pour un kiosque de ce type émanant des Ets. Gandon et Loevenbruck du Havre. Le projet était celui d’un édifice de style japonisant. très aérien et représentatif de la grande vague de l’architecture de fer et de fonte. Cependant, ce sont les plans de l’architecte Edmond Bassac qui furent retenus, sans doute parce qu’un kiosque en bois pouvait être en grande partie réalisé par les services techniques de la ville.

aaa Campé sur un soubassement de granite de plan octogonal, le kiosque possède donc une toiture à huit pans qui reposent sur des poteaux de bois déversant légèrement vers l’extérieur. Le décor en bois découpé court sur toute la bordure de la toiture débordante formant lambrequin, ainsi que sur les arcs chantournés reliant chacun des poteaux. On pourra également remarquer, sous la charpente et l’avant toit, le lambris rayonnant vers le centre qui sert d’abat-son pour une meilleure acoustique .

aaa A l’origine, le garde corps entre chaque poteau possédait un décor ajouré en forme de lire. Mais ses éléments très abîmés ont disparu. De même, une barrière en bois formait à la fin du XIXème siècle un enclos quadrangulaire autour de l’édifice, dans un espace ombragé par les arbres de la Rabine qui s’avançaient alors près de l’ancien couvent des Carmes. Heureusement, en 1909, la rectification du virage de la rue du Port et la création de la place Théodore-Decker actuelle respectèrent la présence du kiosque.

aaa En 1989, l’édifice est complètement restauré : pièce par pièce, les éléments de bois sont remplacés en conservant toutefois le décor d’origine ainsi que la couverture en écailles de zinc.

aaa Lien d’échange et de divertissement, le kiosque vannetais retrouve, chaque été, grâce à une programmation variée, son rôle fondamental de diffusion de la musique au public, même si aujourd’hui la circulation automobile en perturbe parfois l’écoute.

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