DUPONT
Olivier
Architecte D.P.L.G.
T.P.F.E.
UN HAVRE URBAIN...
... : le port de Vannes.
TRACE
   
Sommaire:
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- page 6
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| HISTORIQUE ... |
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LA DISPARITION DE LA
PORTE GREGUENIC ET LA CONSTRUCTION DE LA PORTE ST
VINCENT ENTRE LE XVIEME ET LE XVIIIEME SIECLE
aaa La ville de Vannes, du
XVIème au XVIIIème siècles perd son importance
militaire dans la mesure où ses défenses
devenues inutiles sont déclassées et en partie
démantelées. La ville hérite des
fortifications médiévales que les progrès de lartillerie
nont pas amené à modifier avant que les
difficultés du XVIème siècle nentraînent
la construction de trois bastions : lun dentre
eux bouche dailleurs la vieille porte Gréguenic
- mais il sagit de peu de choses. Depuis le
rattachement de la Bretagne au royaume de France,
une politique défensive nouvelle se met peu à
peu en place. Elle privilégie la défense du
littoral, par de rares cités fortifiées. Vannes,
dans ce système, est protégée de loin et ses défenses
jouent un rôle limité. Elle sont davantage une
protection contre les malandrins des faubourgs ou
contre des paysans venant la menacer du plat pays,
comme ils le font au moment de la révolte des
Bonnets rouges en 1675, quand lagitation
atteint les paroisses de Locoal, Landevant,
Kervignac, proches de la ville. A partir de la
seconde moitié du XVIIème siècle les conséquences
dune telle politique de désaffection se
font sentir. (...)
(...) Ainsi les murailles
qui entourent la ville ont perdu leur valeur défensive
et constituent désormais un obstacle dautant
plus difficile à franchir que peu de portes les
percent. La municipalité obtient du Roi daménager
les anciennes et den ouvrir de nouvelles :
la porte Calmont, refaite en 1604, la
porte poterne en 1605, Saint-Jean en 1685.
Au nord-est, la porte Notre-Dame est rendue daccès
plus aisé par la suppression du boulevard. La très
importante porte Saint-Vincent, qui permet la
liaison du port et de lintérieur de la
ville, est transformée au XVIIème siècle. En
1702, sa voûte menace de seffondrer ainsi
que le pont sur la douve ; on les répare, mais
en 1738 force est de penser à les reconstruire.
On le fait sur les plans de lingénieur
Duchemin (1747). La porte Salomon, mal entretenue,
sécroule en 1790. La porte Saint Patern,
simple passage voûté en plein cintre, de trois
mètres de large, que la Communauté répare avec
les matériaux arrachés à lancien château,
est un bon exemple de ces issues urbaines au
passage malaisé. Douves et fossés disparaissent
parce quen partie mal entretenus, en partie
comblés. Ils sont afféagés, voire occupés
plus ou moins licitement, par des particuliers
qui y construisent des bâtiments, le plus
souvent de faible valeur, les couvrent de jardins
potagers ou dagrément. Il en est ainsi à
la fin du XVIIème siècle du boulevard de la
porte Notre-Dame, de lespace au pied de la
courtine nord de la douve du Mené en 1720, puis
de la zone entre la rivière et le mur, de celle
sétendant de la porte Salomon au bastion
qui protégeait la porte Saint-Vincent. La
puanteur des vases, qui incommodait les habitants
et leur donnait des craintes pour leur santé,
poussait dailleurs les édiles à ces
transformations. (...)
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- 1718 Aménagement
de la Rabine.
- 1760 Début des
grands travaux de voirie.
- 1767-1776 Travaux
à la cathédrale : nef lambrissée, choeur aménagé.
- 1789-1790 Vannes ,
chef-lieu du Morbihan.
- 1790 La porte St-Salomon
sécroule.
- 1791 (fev.) Une révolte
paysanne hostile à la Nation, troubles en ville.
- 1793 (mars) Nouveau
soulèvement paysan ; la ville est menacée.
- 1783 (oct./nov.)
Arrestations de suspects
- 1785. Débarquement
de Quiberon. Hoche établit son quartier général
à Vannes.
- 1799 Cadoudal
menace Vannes
aaa Le XVIIIème
siècle fut orienté vers le commerce maritime.
Les quais furent agrandis; des chantiers de
construction navale furent créés sur la Rabine;
le percement de la butte de Kérino, dernier
obstacle pour rendre le chenal rectiligne jusquau
Golfe, fut commencé, puis abandonné.
aaa A lintérieur de lenceinte,
les nouveaux quartiers de la rue St Vincent et de
la rue des Vierges saugmentèrent de
constructions nouvelles; la cathédrale fut mise
au goût du jour. En 1784, un grand hôtel fut
construit sur le terrain du château de lHermine
vendu par la communauté.
aaa La ville moderne sétablit sur
des bases nouvelles. Un nouveau tracé de voies
approuvé en 1760 et réalisé quelques années
plus tard, permit déviter le centre; la
route de Nantes contourne la colline St Paterne
par le sud et rejoint la route dAuray en
longeant les remparts nord (actuelle rue du Mené).
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LA VILLE FIN DU
XVIIIEME SIECLE
aaa Vannes, ainsi construite,
correspond à la société décrite par T. Le
Goff. Ses élites, en particulier les nobles, les
grands officiers, les négociants vivent, en 1789,
intra-muros ou sur le port avec les employés,
les gens des professions libérales, les
domestiques. On trouve là les artisans des métiers
de luxe. Des faubourgs (sans y compter le port),
seul celui du marché possède quelques riches
habitants : des marchands, des artisans, des
administrateurs, le médecin. Par contre, peu de
gens aisés viennent à Saint-Patern ou au nord
de la courtine, paroisse du Méné. Cette
situation a peu évolué en un siècle, de 1704
à 1783, si ce nest labandon des
maisons autour du marché par un certain nombre
de riches officiers ou administrateurs, au profit
du port ; le même mouvement, mais dune
ampleur moindre, concerne le centre ville.
aaa Le paysage vannetais
dans sa permanence pluriséculaire, dans ses
changements lents, dans ses modifications,
surtout au XVIIIème siècle, est - ce qui est
somme toute naturel - à limage de lévolution
de cette cité qui subit les effets de la
concurrence des autres villes maritimes, de
Lorient sa voisine en particulier.
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