DUPONT
Olivier


Architecte D.P.L.G. 

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T.P.F.E.
UN HAVRE URBAIN...
... : le port de Vannes.

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HISTORIQUE ...   3/9
 
 
Vannes au Moyen-AgeLE BAS DE LA VILLE CLOSE SOUS LA DYNASTIE DES MONFORTS

(...) Plus au sud, au-delà des rues Latine, de la Monnaie et du “ Parisi ”, du nom d’un évêque du XIVème siècle, commence le second secteur : la ville enclose sous Jean II puis sous Jean IV. L’examen du plan reconstitué fait apparaître aussitôt l’importance des places et des terrains vagues, un tissu urbain plus lâche que dans le quartier précédent. Plusieurs bâtiments récents constituent autant de repères topographiques : l’Hermine déjà cité avec son moulin voisin, le couvent des Franciscains qui, selon Dubuisson-Aubenay au XVIIème siècle, aurait comporté deux cloîtres “ tous deux quarrés et d’ambulacres bas et obscurs et dont l’un est très petit ” et plusieurs logis proches du manoir de Kaër, la chapelle Notre-Dame-des-Lices ou Notre-Dame-de-Chartres, fondée en 1427 par Jean V en face de sa résidence, simple croix latine surmontée d’un clocher (démolie en 1794). La vaste place des Lices, haut lieu des manifestations civiles et religieuses, des réceptions, des tournois, des prédications, occupe l’ancien bras de mer comblé au fil des siècles par les alluvions et par l’homme. Le “ Bas-des-Lices ” la prolonge au midi avant de devenir la place du Poids-du-Duc, en raison de la présence de ce bâtiment utilitaire, puis du Roi. Aux abords de la porte de Gréguenic s’étend, enfin, un vaste terre-plein qui n’est pas loti en 1455. Le rentier fait allusion à un “ talu ”, une levée de terre canalisant le ruisseau qui déverse l’eau de l’étang du moulin de l’Hermine dans le port, après avoir franchi l’enceinte par un passage étroit, muni de grilles. C’est là que se trouve la place de la Poissonnerie où les pêcheurs vendaient leur poisson à l’ombre d’une croix. La fin du Moyen Age voit cette autre partie de la ville s’organiser, se régulariser. La plupart des habitations sont, nous le verrons, encore récentes et des chantiers restent ouverts à l’aube du XVIème siècle. Si les axes principaux sont bien individualisés comme la ruelle Saint-François près du couvent des Franciscains, la rue de la Poissonnerie vers la sortie du port, la rue du Parisi, la rue de la Basse-Cour, d’autres sortent à peine de l’anonymat et sont désignés dans les actes par des périphrases du genre “ le chemin (sic) de la Pasticerie aux Lices ”, “ le chemin de la porte de Gréguenic ”. La proximité de l’Hermine a attiré des notables, de grands officiers ; les hôtels du chancelier G. Chauvin, de Charles de Rohan, des sires de Malestroit tranchent déjà avec l’ordinaire.  (...) 


  • 1455-56 Canonisation de St Vincent Ferrier et fêtes grandioses à Vannes.
  • 1463 Françoise d’Amboise installe les Carmélites à Bondon.
  • 1450-1484 Reconstruction de la nef de la cathédrale.
  • 1483-1493 Reconstruction du portail.
  • 1484 Mort dans la prison du château de l’hermine du chancelier Guillaume chauvin.
  • 1485 Création d’un tribunal d’appel, d’un Parlement à Vannes, véritable capital judiciaire du duché.
  • 1487 (5 juin) Les troupes royales occupent Vannes.
  • 1488 (3 mars) Les forces ducales conduites par le maréchal de Rieux et Louis d’Orléans récupèrent la ville.
  • 1489 (19 fév.) Retour provisoire des Français.
  • 1491 (juin) Charles VIII s’installe définitivement à Vannes et y convoque des Etats.
  • Début XVIe s. jusqu’en 1550 Reconstruction du transept de la cathédrale et aménagement du choeur.
  • 1530 Nouveau cloître.
  • 1554 Le Parlement quitte Vannes pour Rennes.
  • 1574 Vannes devient le siège du Présidial.
  • 1590 Troubles de la Ligue, arrivée de 3000 soldats espagnols.

aaa Dès le milieu du XVème siècle, les ducs Pierre II et Arthur II, son oncle, cessèrent de faire de Vannes leur résidence permanente. François II abandonna définitivement Vannes pour Nantes. Le mariage de sa fille Anne avec les rois de France Charles VIII en 1491 et Louis XII en 1499 unit le duché de Bretagne au royaume de France. le 4 août 1532, les Etats de Bretagne tenus à Vannes, au château de la Motte, en présence de François I, sollicitèrent l’union perpétuelle de la Bretagne à la couronne de France qu’un édit proclama le 13 août.

aaa En 1552, Vannes devint l’un des quatre sièges d’appel de Bretagne, et en 1554, un Parlement analogue à ceux des autres provinces du royaume y fut créé, mais transféré a Rennes peu après.

aaa La crise religieuse du XVIème siècle ne remit pas en question l’union avec la France; toutefois, le duc de Narcoeu gouverneur de la province, en s’insurgeant contre Henri III, provoqua une séparation de fait jusqu’au couronnement du roi Henri IV. Les progrès de l’artillerie l’incitèrent à renforcer le front ouest de Vannes par une série de bastions polygonaux avec casemates voûtés pour les cannons.

aaa Entre 1616 et 1626, la Communauté de la ville qui avait la charge de l’entretient des remparts depuis l’union de la Bretagne à la France, compléta la défense de l’enceinte au sud-est, et lui donna son aspect définitif.


  • Fin XVIe s. - début XVIIe s. Aménagements militaires, construction de bastions, nouvelle porte de Calmont:1604.
  • 1615 Démolition du château de l’Hermine.
  • 1629 Le collège est confié aux Jésuites.
  • 1675 Révoltes des Bonnets Rouges, agitation dans les campagnes autour de Vannes.
  • 1675 à 1689 Retour du Parlement à Vannes.
  • 1691 Aménagement de la Promenade de la Garenne.

Plan extrait du " Guide du Vieux Vannes (12)"aaa Le XVIIème siècle fut pour Vannes comme pour toute la Bretagne, une période de relèvement général sous l’impulsion de Richelieu, nommé gouverneur de Bretagne en 1631.

aaa Au sud de la ville, la création d’un chenal rectiligne jusqu’au Golfe fut approuvé; les terrains vaseux qui bordaient l’estuaire furent comblés; les premiers quais construits, quai de Calmont à l’est, quai de la Rabine à l’ouest. Un jardin public fut amorcé sur le sommet de la Garenne. Un incident politique donna un vif essor à la construction de la ville. En 1665, à la suite de la révolte dite ” du papier timbré”, le Parlement de Bretagne fut exilé à Vannes. Pour loger ses membres, des hôtels particuliers furent construits sur tous les terrains inemployés, principalement au pied des Lices d’où partit une nouvelle voie dédiée a St Vincent Ferrier, aboutissant à une porte ouvrant sur le port.

aaa L’ancien château ducal de l’Hermine, devenu palais royal, fut démoli. Tombé en ruines, ses douves furent comblées, Louis XIV en avait fait don à la ville en 1697, avec permission de le démolir. 

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