DUPONT
Olivier


Architecte D.P.L.G.

 

Ecrire


T.P.F.E.
UN HAVRE URBAIN...
... : le port de Vannes.

ANALYSE

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FONDEMENT ...  

3/3

 

 CONSTAT - CHOIX DU SITE - PROBLEMATIQUE - POSTULATS

 

Postulats ...


Toute la réflexion de cette étude est donc basée sur trois postulats:

  • L’EXTENSION FUTURE RIVE EST
  • LA CENTRALITE DU PORT
  • LE FRANCHISSEMENT DU PORT

  • L’EXTENSION FUTURE RIVE EST
  • aaa Volonté de la ville affichée au travers du P.O.S., cette extension regroupera des activités du tertiaire et des logements en préservant, depuis la Butte de Kérino, en allant vers le sud, les zones naturelles du bord de côte. Ce développement a donc déjà été amorcé par la mise en place d’infrastructures telles que le pont de Kérino et le boulevard de contournement sud , non achevé, et par la construction du Parc d’innovation de Bretagne Sud dont la réussite a conduit la ville à doubler sa superficie. Ce secteur représente à court et moyen terme une superficie totale d’environ 80 hectares derrière laquelle sont constituées par la ville de grandes réserves foncières pour un développement à plus grand terme.

    • LA CENTRALITE DU PORT

    aaa La centralité du port n’existe aujourd’hui que dans la partie extrême nord du bassin à flot, c’est à dire dans l’espace délimité par le vieux front bâti et les remparts. Cependant, la nouvelle extension urbaine vers le sud-est va étendre cette centralité. Le rôle centralisateur du port s’étalera donc sur une étendue plus grande le long de ses rives. La mesure de cette étendue ne peut se faire que par approximation puisqu’elle dépend d’une évolution future mais certains éléments peuvent permettre de l’estimer. Ainsi la présence d’un franchissement au sud, au niveau de la butte de Kérino, est un élément de délimitation très fort puisqu’il sera un axe de plus en plus important. Mais si certains parlent déjà, pour un avenir plus lointain, d’une possibilité de franchissement encore plus au sud, le pont de Kérino sera le seul axe est-ouest le plus proche du centre et donc délimitera très nettement la périphérie proche du centre-ville. Bien sûr le rôle centrifuge et centripète du port, déjà très remarquable à hauteur de la place Gambetta, ne sera pas de la même intensité tout au long de ses berges, entre le pont et le vieux centre, mais il sera de même nature.

    • LE FRANCHISSEMENT DU PORT

    aaa Le franchissement du port de Vannes est déjà depuis quelques années un sujet de réflexion puisque la ville a décidé au niveau de Kérino de construire un pont tournant. Ce débat fut et est toujours très important sur le devenir de la future extension et sur le devenir du port. Pour certains le franchissement du port n’était et n’est toujours pas une solution, pour eux le réaménagement du réseau routier existant devait résoudre le problème. Mais à vrai dire, vu l’étroitesse du site du port et du vieux centre la seule solution était le contournement par le nord, ce qui est déjà fait et cela n’empêche pas un engorgement place Gambetta et une emprise totale du sol par la voiture . A titre indicatif, il faut savoir que la rue Carnot, partant de la place Gambetta et rejoignant la rue du Port, est l’une, voire la rue ou le trafic automobile est le plus dense.

    aaa Ce franchissement avait, entre autres, 3 objectifs :

    1. Il devait résoudre les problèmes d’accessibilité sur les deux rives, surtout depuis la mise en place de chaque coté d’un parc d’activité, parc du Golfe et P.I.B.S. .

    2. Il devait prendre en charge les flux routiers de transit est-ouest déchargeant ainsi le port du lourd trafic automobile auquel celui-ci était assigné.

    3. Il devait permettre d’éviter le long contournement par le nord de la ville.


    aaa Pour ma part, le choix d’un pont tournant m’apparaît comme une solution temporaire résolvant de façon partielle les problèmes de desserte de part et d’autre du port.
    Pourquoi ?

    aaa Tout d’abord, s’il résout le franchissement physique de l’eau, il ne résout pas le franchissement du port, voire même, il contraint encore plus la vie de celui-ci. Il met en confrontation deux régimes, celui du bateau et de la voiture. Or ceci ne serait pas vraiment un problème si ce pont n’était pas un axe important de circulation, voulu comme tel, appelé dans l’avenir à absorber des flux automobiles croissants. A l’heure où tous les réseaux routiers des villes s’équipent, à outrance, de ronds-points, évitant le carrefour, afin de rendre de plus en plus fluide un flux automobile de plus en plus conséquent, Vannes s’est équipée d’un ouvrage d’art dont le potentiel est limité et déjà controversé. Le problème de circulation en ville n’est pas un problème récent. Une des solutions consiste à mettre en place de grandes artères, presque toujours périphériques, capables d’absorbées très rapidement un grand nombre de véhicules afin d’alléger le coeur des villes. Le pont de Kérino fut construit aussi dans cette optique afin de libérer le port de l’emprise de la voiture. Cependant, ce flux qui se doit fluide, surtout aux heures de pointes, se trouve, ici, confronter aux contraintes de la marée. Or, la régulation d’un trafic automobile dense, même dans une ville de bord de mer, doit éviter ce type de dépendance afin d'être efficace. Evidemment les contraintes économiques ne sont pas étrangères à ce choix . D’autres solutions furent envisagées, tunnel, pont à fort tirant d’air, mais le coût de ces solutions s’étalaient dans un rapport de 1 à 3.

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